La jubilatoire impertinence de la machine repose pourtant sur des soubassements sérieux : en 1952, dans le cadre des laboratoires Bell, les pionniers de l'IA et de l'informatique Claude Shannon et Marvin Minsky inventent une machine d'une ironie imparable : une boîte dotée d'un unique interrupteur qui, une fois actionné, enclenche immédiatement un mécanisme dont la seule fonction est d'éteindre le dispositif.
La technologie nous faisait jadis briller les yeux ; aujourd'hui, elle nous rend surtout esclaves de notifications incessantes.
la machine est conçue pour celles et ceux pour qui la tech est devenue étriquée et utilitariste, obsédée par l'efficacité, la productivité et la connexion permanente, au détriment de la joie, de la surprise et de l’émerveillement.
Elle (oui, la machine est féminine !) propose une autre voie. Délibérément dépourvue de tout « cas d'usage », espiègle voire légèrement insolente, la machine n'existe ni pour servir ni pour optimiser, mais pour enchanter, amuser et résister aux injonctions.
Davantage une créature facétieuse qu'un simple outil, c'est une ode à la beauté de l'aléatoire, nous invitant à arrêter de prendre notre monde hyper-connecté trop au sérieux et à redécouvrir un rapport plus humain, plus joyeux à la technologie.
















